In the night of 3 the 4 June 2013, alors qu’il est assoupi sur le siège arrière de la voiture en présence de son cousin et de trois copains, Kévin Anin will suffer serious road accident. Éjecté de l’habitacle, il va en une fraction de seconde voir sa carrière de footballeur se briser, sa colonne vertébrale se fracturer, sa moelle épinière s’écraser.

Milieu polyvalent, joueur au caractère fort, footballeur talentueux mais imprévisible, Kévin Anin avait un fort potentiel. Sous contrat jusqu’en 2015 avec l’OGC Nice au moment de l’accident, il aurait même pu, selon son entraîneur de l’époque Claude Puel, devenir international. Mais le destin en a décidé autrement.

En se réveillant, Kévin Anin n’est plus un footballeur. Il est paraplégique, ne peut plus user de ses jambes, de ses pieds. Imaginez vous, vous endormir footballeur et vous réveiller paraplégique. Ne plus jamais jouer, fouler une pelouse, ou ne serait-ce que marcherterrible. Kévin a longtemps flirté avec la dépression, tourmenté et dévasté par le couperet des médecins. Croyant d’abord à une blague, il a réalisé par la suite que sa vie ne serait plus jamais la même.

Today, il se reconstruit, tant bien que mal. Alors que le conducteur de la voiture a été condamné à une peine de prison de 18 mois ferme cette année, Kévin Anin, lui, a payé le prix fort d’un moment d’égarement. Exit le ballon, c’est désormais avec son courage et sa détermination que Kévin compose au quotidien. La preuve que la vie ne tolère presque aucune sortie de route.